• DAESH

     

    EI est un Etat non reconnu internationalement qui se revendique comme un califat.L’EI est dirigé par un certain Abou Bakr Al-Baghdadi, un Irakien dont on sait très peu de chose. Il a succédé au Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, qui avait fondé le mouvement alors appelé « Al-Qaida en Mésopotamie » en 2004. Al-Zarqaoui avait été tué en 2006 par l’aviation américaine. Le groupe rassemble des djihadistes sunnites (la branche majoritaire de l’Islam, contrairement au chiisme). Les combattants ont été recrutés dans les mouvements de la résistance irakienne contre les Américains. Puis en Syrie, où le mouvement a profité de la guerre civile. D’après les spécialistes, ils ne seraient que quelques milliers.


    Quel est son but ?

    Le but du mouvement est de réduire à néant les « impies », les chrétiens, et même les musulmans chiites, et d’établir un califat sunnite islamique dans toute la région, à cheval entre la Syrie et l’Irak. C’est d’ailleurs chose faite, puisque fin juin, l’EI a proclamé un califat qui s’étend d’Alep (à l’ouest de la Syrie) jusqu’à Diyala, à l’est de l’Irak.


    Quels sont leurs moyens ?

    L’État islamique est riche, puisqu’au fur et à mesure de sa conquête de l’Irak, il a accumulé les pillages et les demandes de rançons. Il s’est aussi emparé de zones pétrolifères, ainsi que de villes où il a pu mettre la main sur de nombreuses armes.


    Pourquoi ça marche ?

    Et en Irak, personne ou presque ne fait le poids. Le pays est divisé, l’État très faible, et, à l’exception des peshmergas kurdes, tout le monde a peur d’eux. En effet, la réputation sanguinaire et violente du groupe fait fuir toutes populations et autorités. Et à juste titre : les chrétiens de Mossoul ont été contraints de se convertir ou de payer un impôt, sans quoi ils seraient tués. Enfin, l’EI profite aussi des tensions entre chiites et sunnites en Irak.