• Dur de voir le noir et le bleu ? 1 femme sur 6 en est pourtant victime !

    Début 2015, le web mondial était en effervescence pour savoir si « la robe » était bleue / noire ou or / blanche. Une association qui lutte pour les Droits des Femmes rebondit sur ce buzz pour livrer un message nettement plus engagé…

     

     

     

    « Pourquoi est-ce si difficile de voir le noir et le bleu ? »

     

    Grâce à la magie des réseaux sociaux, plusieurs millions de messages se sont échangés ce février 2015 pour déterminer la couleur d’une robe. Bleue ? Noire ? Or ? Blanche ? Chacun voit la chose différemment. Le buzz spontané fut tel que la petite commerçante à l’origine de la photographie peine à faire face aux commandes.

    Dur de voir le noir et le bleu ? 1 femme sur 6 en est pourtant victime !

    Si on peut se questionner sur la pertinence des sujets qui mobilisent les internautes occidentaux, d’autres voient ça de manière plus pragmatique. C’est le cas de l’association évangéliste l’Armée du Salut qui va surfer sur le phénomène #thedress pour attirer les regards vers quelque-chose de plus constructif.

     

    La filière africaine de l’Armée du Salut met ici en scène une femme battue qui porte la fameuse robe aux couleurs mystérieuses. Jouant sur les mots, l’ONG questionne « pourquoi est-ce si difficile de voir le bleu et le noir ? » faisant référence aux coups sur le corps du modèle et la difficulté collective d’appréhender la réalité. Une approche plutôt intelligente qui fait mouche.

    Dur de voir le noir et le bleu ? 1 femme sur 6 en est pourtant victime !

     

    « On a pensé que c’était vraiment malsain qu’une chose aussi insignifiante que cette robe fasse le buzz pendant que la lutte contre les abus sur les femmes est desservie. » explique Wihan Meerholz, chef de projet à l’origine de l’image.

    « La seule illusion, c’est de croire que c’est son choix. Une femme sur six est victime d’abus. Stop aux violences domestiques. » peut-on lire sous le montage. L’image est publiée à l’occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes ce 8 mars. Si l’occident donne parfois des airs très relatifs d’égalité entre le sexes, au niveau mondial, les Femmes subissent toujours les lourds abus d’un système patriarcal particulièrement extrême dans certains pays.

     

    Les observations démontrent, par exemple, que la majorité des femmes battues s’enfermerait dans le silence et le déni de réalité. Ce type de campagne a pour objectif de médiatiser ce triste constat afin de pousser les victimes à s’exprimer en toute confiance. Partout sur la planète, des associations offrent des services de prise en charge afin d’aider ces femmes (et leurs enfants éventuels) à quitter leur foyer en toute sécurité. Il existe aussi, dans une moindre mesure, des groupes d’aide pour les hommes victimes de violences conjugales.

    Rappelons qu’en Afrique et dans certains pays du Moyen-Orient, 130 millions de femmes (et petites filles) vivant aujourd’hui ont subi des mutilations génitales. Dans de nombreux pays, l’avortement est interdit. 50 000 femmes meurent chaque année d’un avortement clandestin. Les mouvements réactionnaires qui veulent interdire l’avortement se développent en Europe. Dans le monde, 70% des humains qui vivent sous le seuil de pauvreté sont… des femmes.

    Dur de voir le noir et le bleu ? 1 femme sur 6 en est pourtant victime !

    Illustration signée Vincent Rif

    sources: lalibre.be / thestar.com / mr mondialisation

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